Recommandations de bonnes pratiques pour les détenteurs d’armes à feu

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Une des missions du Centre de référence de prévention du suicide de l’ASBL « Un pass dans l’impasse » est de limiter l’accès aux moyens les plus utilisés par les Wallons pour mettre fin à leurs jours. Triste constat des dernières données statistiques sur le suicide : les armes à feu sont le 2e moyen le plus utilisé par les hommes pour se suicider et le 3e par les femmes. Il était donc essentiel pour le Centre de référence de prévention du suicide de sensibiliser les publics à risque ayant un accès direct aux armes à feu. Le Centre a réalisé une revue littéraire, une analyse des aspects légaux sur cette thématique et a rencontré les publics concernés : police, armée, clubs de tir, clubs de chasse… Sur base des informations récoltées, le Centre a réalisé un rapport détaillé et émis des recommandations de bonnes pratiques afin de diminuer le nombre de suicides par armes à feu en Wallonie.

Découvrez le rapport détaillé : “Le suicide avec usage d’armes à feu : analyse et recommandations”

Des recommandations de bonnes pratiques

Voici les recommandations de bonnes pratiques émises par le Centre de référence de prévention du suicide de l’ASBL « Un pass dans l’impasse ». Partagez-les autour de vous :

  • S’assurer autant que possible d’une connaissance actualisée de la situation épidémiologique au sein de l’institution, de la structure, du club… concernant le suicide.
  • Renforcer la prévention du suicide par le biais de formations et/ou de sensibilisations. Il s’agit d’une part de renforcer cette formation dans le chef des primo-arrivants et d’autre part, d’offrir la possibilité au(x) membres/personnel de manière continue, de participer à une formation sur la thématique.
  • Favoriser un système d’aide et de soutien par les pairs dans les différentes structures, comme par exemple la mise en place d’un dispositif de sentinelle en prévention du suicide, permettant une meilleure détection d’un collègue en souffrance mais aussi une plus grande facilité à la mise en place d’une aide adaptée.
  • Création de groupes d’entraide, entre policiers ou entre familles de policiers, par exemple.
  • Développer des actions ciblées auprès des publics particulièrement sensibles. Par exemple, suite à un vécu d’événement traumatique.
  • Développer des pistes de communication adéquates en fonction de la culture de sa structure dans le but de déstigmatiser les démarches d’aide face à une personne suicidaire.
  • Se renseigner et communiquer sur les possibilités d’aide et lieux de prise en charge d’une personne en détresse.
  • Ne pas banaliser le moyen. En d’autres termes, ne pas banaliser la possibilité d’user de l’arme à feu pour mettre fin à ses jours.